Saturday, May 13, 2006

Projet 2007: Les Bibliothèques Universitaires

L'élection présidentielle de 2007 est pour chacun l'occasion d'une vaste réflexion permettant de proposer sur bien des questions un débat sans tabou.
Ce document s'insère dans ce cadre: que faire, en 2007, pour les Bibliothèques Universitaires?

Il n'évoque pas le problème général, et dramatique, du financement de l'Université et des Bibliothèques Universitaires. A cet égard, la mère de toutes les réformes serait sans aucun doute que la collectivité cesse de considérer qu'il est prioritaire d'amener 80% d'élèves à obtenir un baccalauréat dont ils ne savent que faire pour, enfin, investir dans l'enseignement supérieur.

Ce document n'est pas non plus une analyse détaillée de la situation des Bibliothèques Universitaires, mais un bref programme, une courte liste de propositions regroupées en trois ensembles qui visent à:
  • achever l'intégration des Bibliothèques Universitaires dans leur université
  • modifier la façon dont elles travaillent entre elles et avec leurs partenaires nationaux
  • modifier profondément les emplois dans les Bibliothèques Universitaires
Les Bibliothèques Universitaires dans leur université
Formation des usagers: partir des cycles D
Les Universités ont, dans une certaine mesure, les Bibliothèques Universitaires qu'elles méritent. Et, a-t-on envie d'ajouter, vice-versa. Il y a en effet des limites à ce que les Bibliothèques Universitaires peuvent faire dans un cadre universitaire. Prenons un exemple: la formation des usagers de Premier Cycle à l'utilisation de la bibliothèque et de ses ressources est-elle utile? En théorie bien entendu: il est tout à fait important d'être familier de la bibliothèque et de la documentation pour acquérir les savoirs et les compétences qui permettront à l'étudiant de progresser dans ses connaissances disciplinaires. Dans les faits, l'impact de ces formations, qui n'ont jamais été sérieusement évaluées, est sans doute tout à fait minime, parce qu'elles s'insèrent dans un environnement pédagogique où il n'est jamais demandé à l'étudiant de faire preuve de compétences pour lesquelles il aurait besoin de la Bibliothèque Universitaire: trouver de la documentation pertinente sur un sujet, hiérarchiser l'information, la mettre en forme, etc. Les étudiants, qui sont pragmatiques, savent parfaitement que la clé du succès en premier cycle réside plutôt dans le bachotage du cours de l'enseignant, et du manuel prescrit.

Quoi qu'on en pense par ailleurs, et en attendant une réforme des pratiques pédagogiques à l'université, les Bibliothèques Universitaires devraient elles aussi faire preuve de pragmatisme et concentrer leurs efforts de formation sur les cycles pour lesquelles ce serait le plus utile. Autrement dit, non pas saupoudrer leurs ressources sur une formation massive des Premier Cycle, comme leur recommande la politique, très théorique, de la sous-direction des bibliothèques, mais former les cycles D et M en priorité: mettre ses billes là où le besoin est le plus clairement identifié. Ce qui ne signifie pas abandonner les L1 à leur sort, mais leur donner au contraire seulement ce dont ils ont besoin: une visite, quelques explications, une intégration au monde universitaire.

Bibliothèques associées: intégrer les bibliothèques étudiantes, soutenir les bibliothèques de laboratoire
Au delà de ce point spécifique, il est évident que les Bibliothèques Universitaires pâtissent du manque de synergies au sein même des universités: les Services Communs de Documentation, créent pour centraliser la gestion de la documentation à l'université, n'ont jamais réellement rempli cette mission: les bibliothèques de composantes et de laboratoires prolifèrent sur bien des campus. Comme les Présidents ne sont que primus inter pares, les directeurs de Services Communs de Documentation ne sont que ceux qui ont plus de documentation que les autres.
Il ne convient pas seulement de déplorer cette situation, il convient d'en tirer les conséquences. On comprend la position des chercheurs, en particulier, qui souhaitent bénéficier d'une documentation de proximité, dans leur laboratoire, c'est-à-dire au plus prêt de leur pratique. Pour autant, il n'est pas normal que l'université n'est pas de visibilité sur cette documentation de niveau recherche; et il est inadmissible que pullulent les bibliothèques de premier cycle dans les UFR.

Bref, il est normal qu'il existe des bibliothèques de laboratoire, et que la politique documentaire y soit définie par les chercheurs, mais il faut que la gestion technique de ces entités soient confiée au Service Commun de Documentation.

Quant aux bibliothèques de composantes à destination des niveaux L et M, elles doivent être purement et simplement absorbées par les Bibliothèques Universitaires: il n'est pas normal que des Présidents d'Université tolèrent cette dispersion des moyens.

Intégrer la Bibliothèque Universitaire dans l'université
Mais si les laboratoires, si les composantes développent une politique documentaire autonome, c'est aussi parce qu'ils ont le sentiment justifié de ne pas avoir de prise sur la Bibliothèque Universitaire et sur la politique documentaire de l'université.

Si on veut qu'il en aille autrement, il faut que l'Université participe à la définition des politiques documentaire, pour la recherche comme pour la pédagogie, ainsi qu'à la définition générale des politiques du service. Cela passe en particulier par un défléchage des crédits et par une globalisation complète de la gestion des personnels, Conservateurs inclus.

Il faut que le directeur de la Bibliothèque Universitaire aille, chaque année, défendre ses choix et ses demandes budgétaires auprès de la tutelle universitaire, comme un directeur de bibliothèque municipale va, chaque année, le faire auprès de sa mairie. C'est certainement, pour le directeur, plus dur que d'avoir son chèque chaque mois de janvier, mais c'est sain: avoir un projet, le défendre, le mettre en oeuvre, et rendre des comptes sur son exécution, c'est ce qu'on appelle être responsable.

Ce même principe devrait être étendu à l'ensemble du personnel: la présence d'un personnel clairement identifié dans la filière bibliothèque ne se justifie que par les compétences techniques spécifiques du métier de bibliothécaire, et il n'est pas nécessaire que la Bibliothèque Universitaire s'érige en Etat dans l'Etat et bénéficie d'une gestion autonome pour son informatique ou sa gestion des bâtiments. Il est indispensable, par contre, qu'elle bénéficie d'une relation étroite avec les services informatique et immobilier de leur université.

Les Bibliothèques Universitaires dans leur environnement national
Si les bibliothèques universitaires ont besoin de forger des liens plus étroits avec leur université, elles ont aussi besoin de travailler beaucoup plus les unes avec les autres. Trois axes sont essentiels à cet égard:
  • la documentation électronique,
  • les services “ techniques ” des Bibliothèques Universitaires,
  • la modification des rapports des Bibliothèques Universitaires avec les partenaires nationaux que sont la SDBD et l'ABES.
La documentation électronique, au-delà de Couperin: promouvoir les regroupements régionaux et thématiques
Les Bibliothèques Universitaires se gargarisent de la réussite de Couperin. Elles ont tort: Couperin n'est pas une réussite, c'est une coquille vide. Le projet avait pourtant bien démarré: c'était, en 1999, un regroupement, pragmatique, de quelques établissements pour négocier en commun un contrat de documentation électronique avec l'éditeur Elsevier. En quelques années, la France entière a adhéré à cette association. Ce n'est pas un consortium, car Couperin n'a pas d'existence juridique dans la vie des université, car Couperin ne signe pas de contrats, car, même, Couperin ne négocie pas de contrats avec les éditeurs: c'est à chaque fois une université qui négocie, une université qui fait le groupement de commande, une université qui paie la facture. Couperin, qui aurait pu devenir tout autre chose, n'est aujourd'hui qu'une liste de discussion par laquelle transitent les offres commerciales des fournisseurs de documentation électronique.

Pourtant, les animateurs de cette association pensent représenter la puissance collective de leurs collègues et oeuvrent à empêcher l'émergence de solutions alternatives: qu'une UNR tente de négocier une offre électronique pour ses membres, les directeurs de Services Communs de Documentation de la région seront sommés par Couperin de rentrer dans le rang et de ne pas soutenir leur UNR.

A l'étranger, il existe d'authentiques consortia dans le secteur de la documentation, et il n'est pas rare qu'une université adhère à plusieurs d'entre eux. Il faut que Couperin subsiste et que chacun continue de venir y chercher ce qui lui convient, quand cela lui convient. Mais il faut aussi, il faut surtout, que soient soutenues, et promues, les initiatives régionales ou thématiques visant à regrouper les établissements pour l'achat de documentation: si un GIP national fourre-tout n'est pas possible, qu'on en institue là où il viendra accompagner des initiatives innovantes en terme de collaboration documentaire.

Les services techniques des Bibliothèques Universitaires
Les Bibliothèques Inter-Universitaires de jadis avaient des torts: personne ne se reconnaissait en elles et elles échappaient entièrement au contrôle de leurs universités. La création des Services Communs de la Documentation ont représenté un progrès à cet égard, même s'il reste du chemin à parcourir. Mais ce qui importe, c'est que chaque université maîtrise sa politique documentaire, pas que chaque université gère seule les services techniques qui permettent la mise en oeuvre de cette politique. Il est absurde, par exemple, de voir plusieurs Bibliothèques Universitaires, dans la même ville, acheter chacune, la même année, un Système Intégré de Gestion de Bibliothèque d'un montant supérieur à 200.000€, quand le système acheté serait tout à fait capable de gérer les deux établissements. OhioLink aux Etats-Unis, Calico en Afrique du Sud, M25en Grande-Bretagne, d'autres encore: il existe de nombreux consortia dont la mission n'est pas de négocier de la documentation électronique, mais de fournir à leurs membres des services techniques d'une qualité qu'aucun ne pourrait atteindre seul. C'est un modèle qu'il faut, sur une base géographique sans doute, implémenter en France: que chaque Bibliothèque Universitaire reste indépendante pour la définition de sa politique, en particulier, et que les services techniques soient rationalisés, regroupés, améliorés.

La SDBD comme cellule d'étude, l'ABES comme agence autonome.
La Sous-Direction des Bibliothèques et de la Documentation suit-elle de près la vie des établissements? Point du tout: elle ignore à peu près tout de ce qui s'y passe. On ne l'y voit pas, elle ne réalise aucune enquête utile, non plus que d'études ou de dossiers guidant les établissements dans leur politique.

Pourtant, elle semble vivre dans la terreur de découvrir qu'une Bibliothèque Universitaire aurait pris une initiative: c'est un risque qu'elle ne veut pas courir, et dont elle traque les prémisses par tout le territoire. Elle se dit qu'à conduire avec le frein à main, elle ne risque pas l'excès de vitesse ni, a fortiori, l'accident. Comme chacun sait, elle a tort: c'est très dangereux.

Bref, il y a une sorte de laissez-faire tatillon, nourrie de l'angoisse existentielle de ce service, qui craint tout autant de se faire remarquer que de n'exister plus. Situation impossible, qui donne les résultats les plus désastreux: on est autoritaire sur la couleur des tapisseries, tout en laissant les murs pourrir.

Que faut-il faire de la SDBD? Rien: la DPMA gère les personnels, que la Direction à la Technologie gère l'informatique documentaire. Et pour le reste, que les universités gèrent leur Bibliothèque Universitaire.

Si la SDBD subsiste, son rôle serait d'être une cellule de veille et d'analyse permettant aux établissements, immergés dans la pratique quotidienne, de bénéficier d'outils et de données pour guider leur action.

Par contre, il serait utile de développer l'Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur. De bras armé de la SDBD, et qui souffre donc des mêmes problèmes de positionnement à l'égard des établissements universitaires que la SDBD, l'ABES pourrait devenir une agence autonome au service collectif des établissements. Cela impliquerait deux changements importants: que la mission de l'ABES soit clarifiée, et que son rapport aux établissements universitaires soit assainie.

Pour ce qui concerne le premier point, il faudrait que l'ABES soit, comme l'est OCLC aux Etats-Unis par exemple, une agence généraliste qui, autour d'un catalogue collectif, propose des services aux établissements membres du réseau. Aux établissements de décider s'ils ont un intérêt à utiliser tel ou tel service spécifique.

Pour ce qui concerne le second point, il faudrait que les établissements, collectivement et grâce à un mécanisme de représentation, soient en position de décider des orientations prises par l'ABES. Par exemple par l'intermédiaire d'un comité directeur dans lequel il seraient majoritaires.

Le personnel des Bibliothèques Universitaire
Personnels de catégorie B: spécialiser les fonctions, promouvoir le service du public.
Dans la culture professionnelle des agents de catégorie B des bibliothèques, leur position n'est pas intermédiaire et ils refusent souvent explicitement les positions qui les amèneraient à exercer une autorité quelconque sur leurs collègues de catégories C. Selon eux, leur position supérieure est simplement justifiée par une technicité supérieure, assise sur les compétences de catalogage et, dans une moindre mesure, de gestion des collections: maîtrise d'un budget, choix d'acquisitions d'ouvrages. Elle n'est pas hiérarchique. Ce qui a pour conséquence immédiate que les personnels de catégorie C sont le plus souvent, ou bien livrés à eux même, ou bien encadrés directement par des agents de catégorie A.

Par ailleurs toutes les activités qui ne sont pas liées au noyau technique de compétence des catégories B sont vécues comme une distraction: être présent dans les espaces publics pour renseigner le public, former les étudiants aux outils de recherche documentaire, c'est ce qu'on fait en plus du travail de catalogage. A tel point qu'on tient partout en France des plannings qui garantissent que ces corvées sont partagées strictement à égalité. Ce qui n'a jamais permis de voir émerger en France, à la différence de ce qu'on trouve le plus dans les bibliothèques des pays avancés, des bibliothécaires dont c'est justement la spécialité de connaître parfaitement les outils et d'aider le public universitaire à trouver ce qu'il cherche. En France, les personnels de Bibliothèque Universitaire de catégorie B connaissent le catalogage, mais ne savent pas toujours télécharger un article de périodique en ligne.

Cela ne signifie pas qu'il conviendrait d'abandonner le catalogage: la spécialisation est au contraire insuffisante en ce domaine. Il faudrait promouvoir un catalogage à forte valeur ajoutée: tout le monde catalogue les manuels de premier cycle, mais rares sont les Bibliothèques Universitaires qui cataloguent leurs périodiques électroniques, ce n'est pas normal.
Cela signifie par contre qu'il faut cesser de considérer le service du public comme une astreinte à laquelle on se soumet à tour de rôle avec, selon les individus, plus ou moins de dégoût et d'incompétence. Il faut que le service de renseignement au public, la formation et l'aide du public à l'utilisation des ressources de l'établissement soient la tâche principale d'une majorité des agents de catégorie B. Pour ceux-là, il ne faut pas qu'on sorte seulement 6 ou 8h par semaine de son bureau pour assurer le service public, mais qu'on soit dans son bureau 8h par semaine: le service du public, c'est la mission de ces agents.

Promouvoir l'emploi étudiant et valoriser les fonctions des agents de catégorie C
Quant à la catégorie C? Et bien c'est tout simple: les bibliothèques universitaires n'ont pas besoin de postes de catégories C.

De nombreuses bibliothèques universitaires recrutent, sur des rompus de temps partiel ou sur budget propre, des d'étudiants qui remplissent souvent à égalité avec les agents titulaires les fonction d'accueil du public, d'équipement des ouvrages, de rangement, etc. Ces étudiants acquièrent en une demi-journée les compétences de leurs collègues titulaires, et s'acquittent fort bien de leurs obligations.

Cela ne signifie pas que les agents qui exercent actuellement ces fonctions ne pourraient pas être utiles, au contraire: ils devraient être re-qualifiés en catégorie B, c'est-à-dire recevoir une formation leur permettant de contribuer aux processus les plus techniques de la vie de la bibliothèque (catalogage, acquisitions, etc), tout en encadrant les étudiants recrutés pour remplir les fonctions de magasinage. Plutôt que de faire faire 380 heures de travail hebdomadaire par 10 magasiniers titulaires aidés de 3 étudiants faisant 10h, nous devrions avoir 3 titulaires encadrant le travail de 27 étudiants: ce serait tout à la fois une meilleure utilisation des deniers publics, une revalorisation des personnes actuellement titulaires de ces postes, et une contribution non négligeable au problème de l'emploi étudiant.

Recrutement des conservateurs: un Master donnant accès au concours
L'ENSSIB cherche à transformer la formation initiale des Conservateurs, formation post-recrutement dispensée dans une école d'application, en Master dispensé dans un cadre universitaire strict. Mais toujours post-recrutement. Ce n'est pas pousser la logique à son terme souhaitable: un Master, pré-recrutement, dispensé dans toutes les universités qui voudront mettre cette formation dans leur cursus, et un concours de recrutement des conservateurs ouvert aux seuls titulaires de ce M2, dont les épreuves correspondraient à l'enseignement dispensé plutôt qu'à une dissertation de culture générale.

On pourrait alors travailler au contenu de ce Master de Bibliothéconomie: sociologie, informatique, gestion des ressources humaines, droit sont parmi les compétences dont un conservateur a le plus besoin. Car s'il n'est pas inutile qu'il y ait dans la profession des spécialistes des Cartulaires de l'Ile-de-France il n'est pas normal qu'ils représentent un bon tiers de la profession, et que les autres soient quant à eux tout bonnement d'anciens étudiants en Sciences Politiques. La profession a besoin d'une proportion suffisante de gens qui sont devenus bibliothécaires parce que c'est ce qu'ils ont choisi d'étudier.

Directeur de Bibliothèque Universitaire: un cadre d'emploi
On pourrait trouver tout à fait avantageux que la fonction de directeur de Bibliothèque Universitaire soit un cadre d'emploi.

Un décret fixerait quels corps peuvent accéder au cadre d'emploi, par exemple les CASU et les Conservateurs, ainsi que la durée, nécessairement limitée, de son mandat à la tête d'un établissement, par exemple deux fois 4 ans.

Un cadre d'emploi introduirait dans la vie des établissements une mobilité et un dynamisme indispensables tout en donnant au titulaire du poste le temps et la légitimité pour mener à bien les projets qu'il aura impulsé.

Résumé: les 10 points du programme

  1. Repenser la formation des usagers à partir des cycles D
  2. Bibliothèques associées: intégrer les bibliothèques étudiantes, soutenir les bibliothèques de laboratoire
  3. Intégrer le budget et le personnel des Bibliothèques dans l'Université: la fin de l'Etat dans l'Etat
  4. La documentation électronique, au-delà de Couperin: promouvoir les regroupements régionaux et thématiques
  5. Regrouper les services techniques des Bibliothèques Universitaires
  6. La SDBD comme cellule d'étude, l'ABES comme agence autonome
  7. Personnels de catégorie B: spécialiser les fonctions, promouvoir le service du public
  8. Promouvoir l'emploi étudiant et valoriser les fonctions des agents de catégorie C
  9. Recrutement des conservateurs: un Master donnant accès au concours
  10. Directeur de Bibliothèque Universitaire: un cadre d'emploi